La terre n'a pas l'apanage de l' eau. C'est une évidence que les découvertes les plus récentes ne cesse de confirmer. Sous forme de glace le plus souvent de vapeur, sa présence est attestée sur les planètes et leurs satellites, sur la lune un , mais aussi bien au-delà du système solaire, dans l'atmosphère des étoiles et surtout dans les gigantesques nuages de gaz et de poussières au sein desquelles naissent ces étoiles. D'où vient l'eau de l'univers ? Comment se forme-t-elle et qu'elle rôle peut-elle y jouer ?
Pas mal pour un chant du cygne... Le 8 avril
dernier quelques semaines avant de rendre l'âme, le satellite
infrarouge ISO a fait une de ses plus étonnantes découvertes.
En pointant un immense nuage de gaz interstellaire proche de la
nébuleuse d'Orion, il y a détecté une quantité
inhabituelle de vapeur d'eau. Selon les calculs des chercheurs,
la concentration en eau du nuage serai de 1 partie pour 2000 en
volume. À l'aune de la terre (dont toute l'eau formait
une pellicule de 2, 7 km uniformément répartie à
la surface ), cela peut tout d'abord paraître insignifiant.
Mais c'est 20 fois plus ce que l'on observe dans d'autres nuages
de gaz interstellaire. Mieux: compte tenu de son étendue,
le nuage d'Orion produirez chaque jour assez d'eau pour remplir
soixante fois les océans terrestres.
Surprenant, ce bain de vapeur cosmique ? Pas pour tout le monde.
En fait, les astrophysiciens attendaient une telle observation.
C'est que, composé principalement d'hydrogène, le
nuage interstellaire d'Orion est une région où de
nombreuses étoiles à sont en train de se former.
" Or, la violence qui accompagne la naissance d'une étoile,
lorsque celle-ci est expulse des jets à grande vitesse,
cause des ondes de choc qui compriment et échauffent les
gaz ambiants, explique Martin Harwitt, membre de l'université
Cornell (Etats-Unis) et de l'équipe scientifique d'ISO.
La vapeur d'eau échauffée que nous avons observée
résulte de ces chocs. " Selon les modèles des
astrophysiciens , les ondes de choc portent le gaz interstellaire
à une température supérieure à 100°C,
déclenchant des réactions chimiques qui associent
l'hydrogènes à la majeure partie des atomes d'oxygène
contenus dans le nuage et produisent ainsi de la vapeur d'eau.
Tout cela paraît simple
De fait, sur le papier, une molécule d'eau, c'est simple:
deux atomes d'hydrogène accrochés à un atome
d'oxygène , et le tour est joué, voilà H2O.
Coup de chance, l'hydrogènes est l'élément
chimique le plus abondant de l'univers, où il compte pour
prés des 3/4 de la masse. L'oxygène arrive, pour
sa part, en troisième position avec 1 % de la masse, derrière
l'hélium (25%), les autres éléments (carbone,
azote, néon, fer, magnésium, silicium
) se
partagent le 1 % restant. La part importante de l'oxygène
parmi les éléments lourds (soit tous les éléments
autres que l'hydrogène et l'hélium, et fabriqués
à partir de ces derniers au coeur des étoiles) rend
alors possible la formation d'eau en quantité appréciable.
Mais encore faut-il que les conditions physiques et chimiques
soient favorables.

Ainsi la température ne doit être ni trop basse ni
trop élevé. Au-delà de quelques milliers
de degrés, aucune molécule ne résiste à
l'agitation qui rompt les liaisons entre les atomes. Exit donc
le coeur des étoiles , où la température
atteint plusieurs millions degrés. En outre, les molécules
doivent être protégées du rayonnement ultraviolet,
omniprésent dans l'univers, qui brise lui aussi leurs liaisons.
Il leur faut donc se cacher à l'abri d'une atmosphère
filtrante, comme celle de la terre, ou dans des nuages de poussière
interstellaire comme celui d'Orion. De telles contraintes physiques
expliquent pourquoi seulement 1 % de la masse de l'univers se
trouvent sous forme de molécules ( au lieu et d'atomes
). Côté chimie, il ne suffit pas de mettre en présence
deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène pour
voir le miracle se produire. La molécule d'eau résulte
d'une cascade de réactions faisant intervenir d'autres
molécules comme OH, CO, CO2, O2, ou des oxydes. Du coup,
la fraction de l'oxygène qui se retrouve sous forme d'eau
est assez faible: de 0,1 à 30 % du nombre total d'atomes
d'oxygène, selon les conditions. Au final, les astrophysiciens
estiment que les molécules de vapeur d'eau au sein des
nuages de gaz interstellaire représentent grossièrement
le millionième de la masse de l'univers.
Si on peut imaginer qu'elle existe dans toute la galaxie et même
au-delà, l'eau semble donc malgré tout une denrée
rare, concentrée dans ces " niches " privilégiées
que sont les régions où naissent les étoiles.
À ce titre, ce qui est vrai pour Orion a dû l'être
tout autant pour la bulle où est né le soleil voilà
4,5 milliards d'années. C'est en effet dans une "
usine chimique " analogue à celle qui vient d'être
découverte qu'à certainement été produite
la majeure partie de l'eau du système solaire. Sous forme
de vapeur d'abord puis, en ce refroidissant, Sous celle de petites
particules de glace. Ce fut le début d'une longue aventure
pour les molécules d'eau. Attirés par la gravité
du jeune soleil , grains de glace, gaz et poussières ont
constitué autour de lui une nébuleuse protoplanétaire.
Peu à peu de gaz et poussières se sont agglomérés
en petits planétésimaux, qui a fusionné à
leur tour au gré de collisions pour donner naissance aux
corps armés qui vont désormais tourner autour du
soleil: neuf planètes et leurs satellites, une foule d'astéroïdes
et des milliards de comètes. Fin de la séquence
? Pas encore. L'histoire ultérieure de l'eau et l'une des
clés pour comprendre la diversité du système
solaire.
De ce point de vue, les feux du soleil ont délimité
une indiscutable frontière quelque part entre Mars et Jupiter.
Au delà , s'est ouvert le royaume du froid, peuplé
de planètes géantes, de satellites de glace et de
comètes. En deçà, la glace s'est vaporisée.
Formées à partir de grains de poussière débarrassés
de glace, les quatre planètes intérieures - Mercure,
Venus, la Terre et Mars - étaient initialement dépourvues
d'eau. De ce fait, l'eau y tient à présent une place
infime (quelques 10 millième de la masse pour la terre
par exemple ), car elle n'y est apparue que par la suite , selon
deux processus. D'une part, l'intense activité volcanique
du 1er demi-milliard d'années a provoqué un dégazage
puis une cascade de réactions chimiques entre l'hydrogène,
les silicates et les oxydes de carbone contenus dans les jeunes
planètes, avec pour résultat la formation des molécules
d'eau. D'autre part, le système solaire entier était
à cette même époque le théâtre
d'un bombardements d'astéroïdes et de comètes.
De ces dernières venues des coffins du système solaire,
étant constituées de glace, les astronomes en ont
conclu qu'elles avaient pu à enrichir en eau les planètes
intérieures. Mais si à cette époque primordiale
les quatre planètes telluriques ont pu être enveloppées
de vapeur d'eau, seule la terre à su la conserver, en particulier
en la piégeant dans de vastes océans.
La faute au soleil : échauffée , la vapeur d'eau
présente dans l'atmosphère primitive de ces planètes
s'est échappée vers l'espace. Plus précisément,
les molécules d'eau se sont d'abord élevée
jusqu'aux couches supérieures de l'atmosphère, où
le rayonnement ultraviolet solaire les a dissociées en
oxygène et hydrogène.
Très léger, ce dernier a alors rejoint le milieu
inter planétaire. Ainsi Mercure, la petite planète
la plus proche de notre étoile, s'est presque entièrement
fait vider de son eau. Il faut dire que la température
y atteint 430°C. Seuls quelques cratères situés
près des pôles et qui ne voient jamais le soleil
connaissent des températures de moins 170°C. En y trouve
d'ailleurs de rares banquises de glace, seuls vestiges de l'eau
passée. Les traces d'eau qu'a découvertes la sonde
Lunar Prospector dans des cratères situés près
du pôle sud lunaire ont la même origine, les bombardements
cométaires, et sont restées cachées du soleil
pendant peut être 3 milliards d'années. Malgré
un scénarios légèrement différent,
le bilan n'est pas meilleur sur Vénus. La température
initiale, de l'ordre de 30°C, a monté en flèche
sous l'effet d'un puissant effet de serre. Piégeant la
chaleur de la planète, une épaisse couche de gaz
carbonique (CO2) et de vapeur d'eau à ainsi élevé
la température jusqu'à à 460°C et provoqué
la fuite vers l'espace de la quasi-totalité de l'eau. Il
n'en reste aujourd'hui que de faibles quantités dans l'atmosphère
vénusienne.
Dans ce contexte, notre planète a donc eu beaucoup de chance.
Son atout majeur, c'était d'être à la bonne
distance du soleil, et d'avoir la bonne taille, ce qui lui a permis
d'assurer à sa surface une température et une pression
permettant à l'eau de se liquéfier. Appel peine
les océans avaient-ils recouvert la terre primitive qu'ils
ont dû piéger le CO2 de l'atmosphère, qui
est tombé au fond sous forme de carbonate de calcium -
le vulgaire calcaire -. Notre planète à ainsi évité
l'emballement de l'effet de serre qui a déshydraté
sa soeur Vénus. De plus, par ses propriétés
chimiques particulières, l'eau liquide à favorisé
l'apparition des molécules complexes qui sont à
la base du vivant.
Une évolution que Mars ne semble pas avoir connue, même
si les photographies prisent par la mission Mars Pathfinder l'an
dernier et par la sonde Mars Global Surveyor, actuellement en
orbite autour de la planète rouge, et révèlent
les marques de bassins fluviaux et d'écoulements d'eau
à grande échelle, confirmant ainsi les mesures de
Viking faites voilà 20 ans. Mais ses océans, Mars
les a perdus depuis des milliards d'années. " nous
ne savons pas pourquoi l'atmosphère martienne a quasiment
disparu, indique Thérèse Encrenaz, astrophysicienne
à l'observatoire de Meudon. Avec une pression de 7 millibars,
elle est désormais si ténue que l'eau liquide n'existe
plus. Il ne reste qu'un peu de vapeur d'eau atmosphérique
et des calottes de glace marquées par une forte évolution
saisonnière. Mais au lieu de s'échapper vers l'espace,
une partie de l'eau a dû être piégée
dans le pergélisol, cette couche gelée qui se trouve
jusqu'au-dessous de la surface de Mars. " Les prochaines
missions martiennes doivent lancer les américains à
la fin de l'année chercheront les traces de cette eau disparue.
L'eau glacée est au contraire à son aise dans les
froides contrées éloignées du soleil, où
on la trouve en quantité. Ainsi les planètes géantes
Jupiter , Saturne, Uranus et Neptune sont elles en partie constituées
de ces mêmes molécules d'eau déjà présentes
dans les grains de poussière et de glace qui entouraient
le soleil naissant. Les noyaux solides de ces quatre planètes
sont peut être même partiellement de glace, pensent
les astronomes - le chose difficile à vérifier...
Seule les épaisses atmosphères de ces planètes
géantes se laisse observer. Et à la grande surprise
des astronomes, le satellite ISO a découvert la vapeur
d'eau en abondance (et en quantité équivalente)
dans la haute stratosphère des quatre planètes géantes
et de Titan , le plus gros satellite de Saturne. D'où vient
cette eau ? Certainement pas dans bas: l'atmosphères comporte
en effet une zone très froide qui empêche la montée
de la vapeur d'eau en la transformant en glace. Donc forcément
de l'extérieur. " Soit cette eau provient du voisinage
immédiat des planètes :de leurs anneaux, faits de
blocs de glace, ou de leurs satellites à la surface gelée,
suggère Thérèse Encrenaz. Soit elle a une
origine interplanétaire. On sait en effet que la gravité
des planètes attire un flux constant de micro météorites.
Lesquelles pourraient être constituées de glace,
ou bien renfermer des molécules d'oxygène qui réagiraient
avec l'hydrogènes des atmosphères planétaires
pour former de la vapeur d'eau. "
La sonde américaine Cassini lancée il y a deux ans
( 1997 ) en direction de Saturne permettra d'en savoir davantage,
d'autant qu'elle emporte le module européen Huygens qui
plongera dans l'atmosphère de Titan en 2004. L'espoir est
grand d'y trouver une chimie organique peut être semblable
à celle qui précéda l'apparition de la vie
sur terre. Pour l'heure, c'est Europe, la 2e lune de Saturne,
qui enflamme l'imagination. Toujours en orbite autour de Jupiter
la sonde Galliléo l'a largement photographiée et
a relevée à sa surface une banquise parcourue d'étonnantes
fractures. Pour certains , c'est le signe qu'il existe un océan
d'eau liquide à quelques dizaines de mètres sous
la surface glacée. Or, l'eau liquide est l'élément
indispensable au développement de la vie ! Pour en avoir
le coeur net, les américains préparent une sonde
qui devrait se poser à la surface d'Europe dans une dizaine
d'années.
Reste une bonne part de l'eau issue de la nébuleuse primordiale
et qui existe toujours, désormais sous forme de glace cométaire,
aux confins du système solaire. On parle de 1000 milliards
de comètes réparties entre la ceinture de Kuiper,
située à une cinquantaine d'unités astronomiques
(UA) du soleil, et le nuage de Oort qui s'étend jusqu'à
quelques 50.000 UA - soit en gros la moitié de la distance
qui sépare le soleil de l'étoile la plus proche,
Alpha du Centaure. Bien que les astronomes les aient qualifiées
de boules de neige sales dès les années 50, ce n'est
qu'en 1976 que des mesures indirectes ont confirmé la justesse
de cette appellation. Quant à observer l'eau directement
dans ces blocs de poussière et de glace, il a fallu attendre
1985 et le passage de la comète de Halley aux abords du
soleil ! Plus récemment, la visite de Hyakutake et Hale-Bopp
, qui ont illuminé le ciel aux printemps 1996 et 1997,
a permis de préciser le rôle que les comètes
ont joué dans la formation des océans terrestres.
Certains spécialistes juraient en effet qu'on devrait à
ces astres errants toute l'eau de la terre. Or il s'en faut de
beaucoup. " Nous avons mesuré les proportions relatives
d'hydrogène et de deutérium (un isotope de l'hydrogène)
dans le l'eau de ces comètes, explique Dominique Bockelée-Morvan,
astronome à l'observatoire de Meudon. Ce rapport et deux
fois supérieure à celui des océans terrestres."Un
résultat qui interdit attribuer aux seuls apports extérieurs
l'eau de la Terre. Les comètes n'ont pu contribuer à
former les océans terrestres qu'à hauteur de 10
à 20% , estime Dominique Bockelée-Morvan. Le reste
aurait été créé directement sur notre
planète, ou proviendrait de corps, comme les météorites
chondritiques, formés plus près du soleil.
Le soleil... Lui-même n'est pas vide d'eau, contrairement
à ce qu'on pourrait penser . Depuis une quinzaine d'années,
les astronomes ont en effet et détecté de faibles
quantités d'eau dans les taches solaires, de même
que sur des étoiles semblables à la nôtre.
Dans ces petites taches sombres qui couvrent quelque cent millièmes
de la surface de l'étoile, la température n'est
"que " de 3000 à 3.200°C, permettant aux
atomes et donc d'hydrogène et d'oxygène de s'associer
pour former des molécules de vapeur d'eau. Mais elles ne
durent jamais bien longtemps. Lorsque la tache disparaît,
les molécules ne résistent pas aux 5.000°de
la surface du soleil .En fait, seuls les astres " froids
" comme les naines rouges et les naines brunes possèdent
de petites quantités de vapeurs d'eau tout au long de leur
vie. D'une manière générale, après
avoir accompagné la naissance des étoiles, l'eau
préside plutôt à leur agonie...
Pour les étoiles comme le soleil, tout commence au moment
où elles entres dans la phase de géante rouge, qui
marque le dernier dixième de leur vie. Leur atmosphère
s'est alors bien refroidie. Beaucoup d'éléments
lourds, dont l'oxygène, ayant été synthétisés
dans les réactions thermonucléaires au coeur de
ces étoiles, la vapeur d'eau s'y forme en abondance, comme
en l'observe sur l'étoile Bételgeuse, une supergéante
rouge. Une présence qui n'est pas sans conséquence.
" La vapeur d'eau limite la transparence du gaz de l'étoile,
et le rayonnement a davantage de mal à sortir, explique
Alain Omo, directeur de l'institut d'astrophysique de Paris. Du
coup , l'étoile évacue moins bien sa chaleur. Ses
couches externes deviennent plus chaudes, modifiant un peu sa
couleur. " Dans l'étape suivante, celle dite de nébuleuse
planétaire, l'étoile expulse ses couches externes,
s'entourant d'une énorme enveloppe circumstellaire de gaz
et de poussière plus froide que son atmosphère.
"Les conditions de température et de pression favorisent
alors la formation de molécules, dont l'eau est l'une des
plus communes, reprend Alain Omont. L'observatoire spatial infrarouge
ISO a d'ailleurs observé de la vapeur d'eau dans les enveloppes
circumstellaires de nombreuses étoiles. "
Cette vapeur fraîchement formé ne reste jamais bien
longtemps en l'état. Peu à peu , la nébuleuse
planétaire s'étend et se refroidit. L'eau se dépose
alors sur de petits grains de silicates et s'y transforme en glace,
comme dans la nébuleuse planétaire du Lion givré,
observée par Daniel Rouan et ses collègues en 1988."Le
satellite Iras XII a fait soupçonner la présence
de glace dans cette nébuleuse de la constellation du Lion
, raconte l'astronome de l'observatoire de Meudon. Nous l'avons
ensuite observée avec une caméra infrarouge au télescope
Canada-France-Hawaï et nous n'avons pas été
déçus: c'est dans sa catégorie l'astre le
plus riche en glace que l'on connaisse. D'où son nom de
Lion de givré ! "
Hélas, la vapeur d'eau et la glace produite par les étoiles
mourantes résistent mal au rayonnement ultraviolet du milieu
est interstellaire. Alors que la nébuleuse planétaires
continuent à se disperser, ses molécules d'eau se
dissocient. Les atomes ainsi libérés vont alimenter
les nuages interstellaires qui, un jour, se rassembleront pour
donner naissance, dans leurs parties denses, à de nouvelles
étoiles. Le cycle recommence... Des molécules d'eau
s'y formeront, comme l'a observé ISO dans le nuage d'Orion,
prémices a de nouveaux systèmes planétaires
comme le nôtre. Et à combien de planètes bleues
couvertes d'océans ? Vraisemblablement bien plus qu'on
ne pensait voilà quelques années.
Article paru dans Ciel et Espace n°339 d'Août 1998.