Après plus de quatre-vingts ans d'existence, la théorie d'Einstein cherche encore des preuves, bien que plusieurs de ses prédictions aient déjà été vérifiées avec une incroyable précision et certaines de ses effets les plus spectaculaires reconnus de façon indéniable. Plusieurs missions parmi les plus complexes et jamais envisagées sont en projet ou en cours de construction dans le but unique et de vérifier la relativité. Pourquoi cet enjeu est il si capital pour la physique contemporaine ?
Les cordées d'alpinistes qui gravissent
aujourd'hui la face nord de l'Annapurna : un mythique 8.000 m
de la chaîne de l'Himalaya au Népal, ne peuvent plus
se perdre. Un membres au moins et de l'expédition a dans
son sac un boîtier miracle ( GPS ), qui lui permet de se
situer à quelques dizaines de mètres prés.
Ils sont sûr d'éviter ainsi le sort des de français
Herzog et Lachen1 , qui vainquirent pour la première fois
ce sommet le 3juin 1950 sans carte ni itinéraire préétablis,
et qui, s'étant perdus lors de la descente, payèrent
leur exploit par l'amputation de leurs doigts gelés. Cinquante
ans plus tard, liserés et étaient sauvés
par la relativité ! Car la perle de l'électronique
moderne qu'est le GPS ( Global Positionning System ), ce relevé
de position par satellite interposés, incorpore pas moins
de douze effets de la déformation de l'espace-temps prédits
par la théorie d'Enstein. Ces déformations, si elles
n'étaient pas corrigieés, produiraient à
elle seule une erreur de 12 km sur la position.
Ainsi la relativité a non seulement envahi notre vie quotidienne,
mais fait franchir à la physique le mur de la précision,
lui ouvrant un royaume où espace étant sont intimement
mêlés ou la gravitation joue un rôle essentiel.
Ces effets relativistes mesurée de plus en plus finement,
sont en particulier devenus un formidable bancs de test pour les
différentes théories de la gravitation. Car, en
sera peut être surpris de l'apprendre, la théorie
d'Enstein n'est par définitivement établie et elle
est en compétition avec plus de quarante autres théorie
concurrentes. Certes, de l'avis de tous, la théorie d'Enstein
est la plus esthétique car sa formulation est la plus simple.
Les théorie concurrentes sont, pour la plupart, des variantes
plus complexes et qui ajoutent aux équations un ou plusieurs
paramètres supplémentaires. Mais c'est justement
cette élégante simplicité qui fragilise à
présent le bel édifice construit par Albert Einstein.
Celui-ci avait bâti sa théorie en deux étapes
distinctes. La première, celle de la relativité
restreinte, s'élaboras en 1905. Du fait de l'invariance
de la vitesse de la lumière Einstein , apporte alors une
modification fondamentale aux équation de la mécanique
de Newton, qu'il conduit au fameux E=mc². Une dizaine d'années
plus tard, il généralise de sa théorie en
interprétant la gravitation, non plus comme une simple
force, mais comme une conséquence de la déformation
de l'espace produite par la présence des masses. Cette
interprétation purement " géométrique
de " la gravitation et l'essence même de la théorie
de la relativité générale. Elle permet en
particulier de dire qu'en les trajectoires des planètes
autour du soleil ne sont plus des ellipse mais des lignes droites
dans un espace courbé par la présence du soleil.
Une différence conceptuel est essentiel qui a tout une
cascade conséquences parmi lesquels les fameux effets relativistes
ressentis par les GPS. Unifiez
Malheureusement, cette interprétation fait apparaître
la force de gravitation comme radicalement différente des
trois autres interactions fondamentales et elle ruine du même
coup pratiquement tout espoir de voir un jour ces quatre forces
unifiées. A l'heure actuelle, la plupart des théories
du unifications et réclament au moins l'introduction d'un
paramètre supplémentaire dans les équations
de la relativité. Les théories concurrentes et réapparaissent
et les tests de la relativité, délaissées
depuis quelques années, redeviennent une priorité.
Les physiciennes guettant désormais cette toute petite
brèche dans la théorie d'Estein qui ouvrirait enfin
la voie à la grande unification des forces.
Mais comment maître au bancs d'essai une théorie
telle que la relativité ? Ses effets les plus spectaculaires
naissent dans les régions où la gravitation et la
plus intense, et dans les trous noirs, les amas où les
noyaux de galaxies sont les exemples les plus extrêmes.
Malheureusement, ses champs forts ne sont pas adaptées
aux expériences physiques car l'incertitude sur la nature
de ces objets, leur masse, leur structure, est bien trop grandes
pour permettre des comparaison précises entre prédictions
et observations. Les meilleurs laboratoires est donc lattèrent
et son environnement immédiat, le système solaire,
même si les champs gravitationnels et vissant cette fois
très faible. Dans ce cas, les tests ces effectues en mesurant
des infimes déviations par rapport aux lois de Newton prédîtes
par et les différentes théories de la gravitation
et de la théorie d'Albert Einstein est toujours prise comme
référence. Chaque effet est alors caractérisé
par des paramètres qui doivent être égaux
à 1 si la théorie de la relativité se trouve
vérifiée.
Depuis les années 20, trois tests classiques de la relativité
ont ainsi été répétés et considérablement
améliorés. Le premier fait référence
à la plus spectaculaire prédiction d'Einstein: la
déviation de la lumière au voisinage d'un corps
massif. Un rayon lumineux issu d'une étoile, en passant
près du soleil par exemple, sera légèrement
"courbé "par la gravitation. L'étoile
apparaîtra alors à une position légèrement
différent de sa position réelle. C'est une illusion
d'optique liée à la gravitation. L'écart
de position, un par Albert Einstein en 1915, est très faible
et varie selon l'angle que fait l'étoile avec le soleil.
Lorsque l'étoile est tout juste près du bord solaire,
selon " déplacement " est maximal mais il n'atteint
pourtant que 1750 ms d'arc, soit le diamètre d'une pièce
de monnaie vue une distance de 3 km !
À l'origine, la mesure de si faibles déviations
nécessitait de comparer très précisément
les photographies des champs d'étoiles pris en présence
puis plus tard dans l'année à l'absence du soleil.
Ces mesures, qui exigeaient de voir des étoiles autour
de l'astre du jour, ne pouvaient s'effectuer qu'à l'occasion
des trop rares éclipses de soleil comme ce fut le cas en
1919, date de la première vérification historique
de cet effet par Arthur Eddington. Trop délicates, elles
furent abandonnées à la découverte, en 1963,
des premiers quasars, puissantes radiosource du cosmos. La technique
de l'interférométrie radio, qui combine l'information
de plusieurs radiotélescopes éloignés, permet
en effet de mesurer la position de ces sources ponctuelles au
millième de seconde d'arc près, une précision
1000 fois supérieure que celle des plus grands télescopes
optiques où une étoile reste une tâche d'environ
1 s d'arc. Le premières observations radio utilisaient
les quasars 3C273, 3C279 et 3C48, occultés ou frôlés
par le soleil au cours de l'année , et pour lesquels en
ne pouvait s'attendre à une déviation proche de
la valeur maximale de 1750 ms d'arc. Mais depuis peu, la technique
d'interférométrie à très longue base
(VLBI), combinant des radiotélescopes d'un continent à
l'autre, a fait de tels progrès qu'il est devenu possible
de mesurer des déviations dues à la courbure de
l'espace même s'il astres fait un angle important avec le
soleil.
La relativité prédits en effet qu'un rayon lumineux est encore dérivé d'environ 4 msa lorsque la source située à 90° du soleil, et de 0,17 msa à 175°, lorsque sourc soleil sont presque opposés par rapport à la terre. La déviations n'est rigoureusement nulle qu'à 180°. Autrement dit, à ce niveau de précision, le champ de gravitation du soleil déforme toute la sphère céleste ! Le dernier verdict de ce genre de mesure a été publié en 1991 par une équipe américaine du Maryland à l'issue de 342.000 mesures de 74 radiosources faisant avec le soleil des angles compris entre 2,5 et 178. Le paramètre relativiste a été évalué à 1,0002 */- 0 0,002 , soit a 0,2 % près celui prédit par Albert Einstein. Une étude récente des seuls quasars 3C279 et 3C273 a, elle, conclu en 1995 à une valeur de /- 0,9998 +/- 0,0017. Mais les télescopes optiques n'ont pas dit leur de un reniement, en tout cas depuis l'espace, où le ciel est noir et les étoiles visibles à toute heure sans attendre les éclipses ! Le satellite Hipparcos qui a mesuré la position de 3 millions d'étoiles avec une précision de 3 ms d'arc, a dû aussi tenir compte de la déformation de l'espace autour du soleil, ce qui lui a permis d'évaluer très précisément le paramètre relativiste: 0.997 +/3.
La déformation l'espace par une masse
comme le soleil est également sensible via un autre effet
, étroitement lié à celui de courbure des
rayons lumineux, mais qui ne fut pourtant prédît
qu'en 1964 par le physicien américain Irwin Shapiro: la
lumière n'est pas seulement déviée mais aussi
retardée sur son trajet de la gravitation. Cet " effet
Shapiro " a fourni l'une des meilleures vérification
de la relativité d'Einstein. Il a été mesuré
dans le système solaire par des échos radar sur
des cibles telles que la surface des planètes Mercure,
en Vénus et Mars où les sondes interplanétaires
comme Mariner, Voyager et Viking. Il est pour le moins subtil:
pour un aller-retour vers la planète rouge de quelque 800
s ,le retard est de 0,0002 seconde ! Ce sont les sondes Viking,
poseés sur Mars depuis 1977 , ont fourni le meilleur résultat,
en accord avec la relativité a 0.1 % près.
Le deuxième test classique donne en revanche des inquiétudes.
Historiquement, pourtant, l'explication de l'avance du périhélie
de Mercure, proposé par Einstein lui-même, donna
ses lettres de noblesse à la relativité générale.
Il s'agissait de comprendra pourquoi le périhélie
de Mercure ( le point de son orbite le plus proche du soleil )
se déplaçait de 574 s d'arc par siècle. Certes,
sur ces 574 s, 531 s'expliquaient par les perturbations gravitationnels
dues aux autres planètes. Mais restait 43 s, le fameux
effet "périhélique " inexpliqué
par les lois de Newton. Le calcul relativiste d'Einstein donna
42,98 s ! L'accord et si parfait qu'il ne laisse la place à
aucune discussion. Or depuis 1966, le soleil est soupçonné
ne pas être rigoureusement sphérique mais légèrement
aplati à l'équateur. Une très légère
dissymétries qui suffirait à faire avancer le périhélie
de quelques secondes d'arc. Du coup, la preuve se transformerait
en réfutation puisque les 42,88 s du calcul d'Einstein
ne pourrait pas expliquer le mouvement réel de Mercure.
Jusqu'ici, des mesures très différente de l'aplatissement
ont été obtenues, dont certaines semblent contradictoires
avec divers modèles solaires, mais la controverse n'est
pas close. Une sonde, baptisée Starprobe, devait à
cet effet s'approcher du soleil elle n'a pas décollé
des cartons de la NASA. La preuve par Mercure , reste donc suspendue
à ces mesures délicates, elle pourrait devenir le
maillon faible de la relativité d'Einstein.
Quant au dernier test historique, celui du décalage vers
le rouge dans un champ de gravitation, il n'est plus considéré
comme un véritable test de la relativité qu'à
la plupart des théories de la gravitation prédisent
un effet rigoureusement similaire. Cet effet peut s'interpréter
comme une dilatation du temps due exclusivement au champ de gravitation.
La fréquence d'émission d'un photon ou un simple
signal d'horloge émis près d'un corps massif nous
apparaît ralentie par la gravitation et ce ralentissement
est d'autant plus fort que l'émission a lieu près
du corps responsable de la gravitation. Les premières mesures
de ce décalage furent effectuées en déterminant
la fréquence des photons émis à la surface
du soleil mais elles donnèrent des résultats négatifs
car le décalage attendu est très faible (0.0002)%.
Il fallut que soient identifiées premières
naines blanches, Siruis B et 40 Eri B, pour trouver à la
surface de ces étoiles très denses un champ de gravitation
suffisamment fort pour produire un effet décelable. Arthur
Eddington , le premier en 1924, calculâtes théoriquement
un décalage 0,007% attendu la surface de Sirius mais avec
des données fausses à l'époque sur la masse
et le rayon de l'étoile. L'année suivante, Walter
Adams mesurerait exactement ces 0.007%. Il s'avère aujourd'hui
que ces mesures , qui constituèrent pendant quarante ans
une " preuves " de la relativité, étaient
largement " arrangée "tant était grand
le désir de vérifier la théorie d'Enstein.
La véritable valeur fut mesurée en 1965. Elle est
de 0.03% car Sirius est plus petite , et sont champ de gravitation
est plus fort que ne le pensait Eddington.
L'existence du décalage gravitationnels ne fut réellement
démontrer qu'un 1960 par une expérience de laboratoire,
puis, un peu plus tard en juin 1976, lors du vol d'une fusée
Scout emportant une horloge atomique à hydrogène
dans un vole balistique qui atteignit une hauteur de 10000m. L'expérience,
baptisée Gravity Probe A, compara avec une grande précision
le signal émis par l'horloge dans le champ terrestre plus
faible qui régnait à haute altitude avec celui émis
par une horloge au sol. Les variations de la fréquence
de l'horloge furent celles prédîtes par la théorie
d'Enstein à mieux que 1 % près. D'autres tentatives
eurent lieu par la suite , mais leur précision demeura
moindre.
A première vue, la relativité résiste donc
plutôt bien à l'épreuve de l'expérience.
Néanmoins, m' toutes ses prédictions sont encore
loin d'avoir été évaluées. Le cas
notamment de celles concernant les corps en rotation. L'apparition
d'un phénomène relativiste, le "gravitomagnétisme
" est encore du domaine de l'hypothèse et fait l'objet
d'une mission particulièrement ambitieuse, le satellite
Gravity Probe B, qui devrait s'envoler vers 2002 et qui pourrait
apporter certaines surprises (voir encadré ). D'après
le physicien chinois C. Yang, prix Nobel de physique en 1957,"
la théorie de la relativité d'Enstein, bien que
profondément esthétique, devra sans doute être
modifiée. Ces modifications pourraient ne pas affecter
les tests classiques mais il ne serait pas surprenant que les
tests sur les corps en rotation dans des résultats contradictoires
avec la théorie d'Enstein. "
D'autres projets, plus ambitieux encore, s'attaque au fondement
même de la théorie , et notamment à un principe
de base pourtant considéré comme acquis. Pour "
fonctionner ", l'interprétation géométrique
de la gravitation d'Enstein repose en effet et sur une hypothèse
essentielle, celle de l'identité totale entre la masse
sensible à l'inertie et la masse sensible la gravitation,
un postulat désigné sous le nom de principe équivalence.
Dans l'imagerie populaire, ce postulat évoquerait les histoires
du kilo de plume et du kilo de plomb. Mais il y a une traduction
plus juste: l'expérience que Galilée aurait soi-disant
effectuée au 17e siècle du sommet de la tour de
Pise. Dans des conditions idéales, c'est-à-dire
dans le vide, deux masses tombant avec la même accélération
due à la gravitation ,quelle que soit leur structure et
leur composition. Le résultat est surprenant si on y réfléchit
car la gravitation semble totalement ignorer la diversité
de la matière. Ce principe d'équivalence est admis
mais non expliqué, et derrière lui se cache tout
le mystère de la masse. Sa meilleure vérification
à l'heure actuelle il fournit par les tirs laser dirigés
vers la lune - ceux-là mêmes qui permettent de déterminer
l'orbite de notre satellite au centimètre près de
grâce au renvoi du faisceau par plusieurs réflecteurs
déposés sur le sol sélène.
Cette expérience permet en effet de reproduire celle de Galilée avec pour masse test la terre, riche en fer, et la lune dominée par des silicates, qui " tombent " toutes deux vers le soleil. Si ces deux corps de composition différente ne subissaient pas à une accélération identique conformément au principe d'équivalence, l'orbite lunaire devrait se former progressivement. L'orbite mesurée par les lasers démontre que cet effet, s'il existe, est très faible , l'écart d'accélération entre la terre et la lune n'est pas supérieure à 1 pour 10^12, mais la précision et limitée désormais parler l'incertitude sur l'orientation de la terre , les perturbations dues aux autres planètes et les effets de marées.
Tester rigoureusement le principe d'équivalence est donc
l'objectif principal de Mini-Step, projet conjoint de l'ESA et
de la NASA qui, s'il est prévu pour 2002, est néanmoins
toujours dans l'attente d'un feu vert définitif . L'objectif
reste identique: réitéré l'expérience
de Galilée, donc laisser tomber en chute libre des masses
connues de différentes natures et détecter toute
anomalie dans la réaction à la gravitation, mais
cette fois dans les conditions idéales de l'espace car
si sur terre Galilée était limité par le
temps de chute, l'espace offre au contraire une durée d'expérience
infinie, un corps en orbite étant en chute libre permanente.
Galilée était gêné par la résistade
l'air ? Le vide spatial supprime totalement cet effet parasite.
Véritable bijou technologique, Mini-Step devrait être
capable de sentir une différence d'accélération
de seulement 10^-17g - une précision 1 million de fois
supérieure à celle obtenue actuellement. Les résultats
des expériences spatiales comme Mini-Step ou Gravity Probe
B auront une importance cruciale pour la relativité car
tout écart même et infime signerait sa perte. Il
est même possible qu'avant même son premier centenaire,
qu'elle doive laisser la place à une théorie plus
complexe. Albert Einstein lui-même était conscient
de cette situation, lui qui s'est étonné que l'on
puisse chercher des solutions exactes " à un tel ensemble
éphémère d'équations " et affirmait
: "les expériences ne disent jamais oui à une
théorie. En mettant les choses au mieux, elles disent peut-être
et le plus souvent simplement non. " Déjà,
de nouvelles idées se font jour. Les physiciens Thibault
Damour et K Nordtvedt ont ainsi proposé que la relativité
ne représentent qu'une limite et vers laquelle tendrait
au cours du temps une autre théorie plus générale,
de la même façon que la théorie d'Enstein
tend vers celle de Newton pour de faibles vitesses. Sur la route
qui mène à cette nouvelle "supra-théorie",
la relativité n'aurait donc été qu'une étape.
Mais c'est après tout le destin de toute théorie
scientifique que d'être mortelle, et celui de la science
que d'être condamné un et une quête incessante
vers l'absolu, car si l'on croit un philosophe chinois du 5e siècle
avant notre ère: "Le chemin que nous pouvons emprunter
n'est pas le bon chemin, le mot que nous pouvons prononcer n'est
pas le bon mot. "
Article paru dans Ciel et Espace n°333 de Février 1998.